Le petit guide du rechargement V.3
Par Phoz, mercredi 5 décembre 2007à 21:43 | Tir, armes |
Presque un an après la première version du petit guide du rechargement, voilà la version 3 qui arrive, accompagnée de vidéos pour le réglage des différents outils, toujours dans un but didactique, afin d'apprendre le rechargement de A à Z. Bonne lecture !
Pourquoi recharger ?
Tout d'abord, il faut savoir qu'acheter des munitions peut se révéler onéreux, et réutiliser certains composants fait faire des économies. Recharger, c'est aussi un plaisir, cela permet de créer une munition adaptée à chaque tireur, chaque environnement ainsi que chaque arme, et surtout de posséder une munition extrêmement fiable et pouvant atteindre une précision inégalable avec des cartouches du commerce (dites manufacturées).
Cependant, cela demande un investissement de temps considérable et ne s'improvise pas : il y a des règles strictes à respecter à la lettre. Une cartouche reste une cartouche et un incident de tir est vite arrivé si l'on vient à faire n'importe quoi.

Une presse de rechargement
Dans cet article je vais vous exposer les principes et les bases du rechargement.
Pourquoi recharger ?
Tout d'abord, il faut savoir qu'acheter des munitions peut se révéler onéreux, et réutiliser certains composants fait faire des économies. Recharger, c'est aussi un plaisir, cela permet de créer une munition adaptée à chaque tireur, chaque environnement ainsi que chaque arme, et surtout de posséder une munition extrêmement fiable et pouvant atteindre une précision inégalable avec des cartouches du commerce (dites manufacturées).
Cependant, cela demande un investissement de temps considérable et ne s'improvise pas : il y a des règles strictes à respecter à la lettre. Une cartouche reste une cartouche et un incident de tir est vite arrivé si l'on vient à faire n'importe quoi.
Une presse de rechargement
Dans cet article je vais vous exposer les principes et les bases du rechargement.
Une cartouche, qu'est-ce que c'est ?
Une cartouche est composée d'un étui (la douille), auquel on ajoute une amorce à l'arrière (le culot). On verse une certaine quantité de poudre dans cette douille puis on insère l'ogive dans la partie supérieure (le collet). Lorsqu'on appuie sur la détente de l'arme, le percuteur, comme son nom l'indique, va venir frapper l'amorce, qui va allumer la poudre. Lors de sa combustion, la poudre produit des gaz, provoquant une augmentation de la pression dans la cartouche, et sous la pression, l'ogive est projetée par le canon de l'arme.

Schéma d'une munition
Une fois notre munition percutée, il ne nous reste plus que la douille et l'amorce, la poudre ayant brulé et l'ogive s'étant écrasée là où le tireur l'a envoyée. La douille est elle réutilisable, ce qui n'est pas le cas de l'amorce (puisqu'elle a été percutée et ne peut donc plus fonctionner). Voici une amorce percutée :

Amorce percutée
La première étape du rechargement consiste donc à désamorcer (enlever l'amorce) la cartouche et recalibrer la douille (en effet, avec la pression la douille peut se déformer légèrement et il faut donc lui redonner sa forme d'origine). Pour cela, il est nécessaire d'utiliser une presse à munitions et un jeu d'outils correspondant au calibre de la douille. Une presse sert à maintenir les cartouches en place pour leur faire subir le passage dans chaque outil du jeu d'outil.

Presse RCBS "Rock Chucker"

Jeu d'outils ("die set" en anglais) RCBS de calibre 8x57
Il existe différents types d'outils : les outils qui désamorcent, ceux qui recalibrent, qui évasent, qui positionnent et siègent les ogives, et ceux qui sertissent. En général, les jeux d'outils des armes d'épaule sont composés d'un outil qui désamorce et recalibre à la fois, d'un second qui siège l'ogive et parfois d'un outil permettant de sertir ses cartouches ("factory crimp" chez Lee). Les jeux d'outils des armes de poing sont composés d'un premier outil pour désamorcer et recalibrer à la fois, d'un second pour évaser la douille (afin que l'ogive puisse être posée dessus) et d'un dernier pour siéger l'ogive.

Jeu d'outils RCBS en carbure de tungstène de calibre 9mm
Une fois le premier outil vissé sur la presse et réglé, il faut impérativement lubrifier la douille pour ne pas qu'elle reste coincée dans l'outil, sauf en cas d'utilisation d'outils spéciaux en carbure de tungstène qui ne nécessitent pas de lubrifier les étuis.

Lubrification d'un étui
On fixe ensuite sur la presse un support de douille ("shell holder" en anglais) adapté au calibre afin de pouvoir bloquer la douille sur ce support.

Support de douille (shell holder)

Shell holder en place sur la presse
Réglage de l'outil à désamorcer :
On cale maintenant la douille sur le support de douille, on actionne le levier, et la douille est emmenée dans le premier outil : l'outil de désamorçage et de reformage de la douille (ou recalibrage).

Douille fixée sur la presse
La pointe dépassant de l'outil à recalibrer va pousser sur l'amorce afin de l'extraire de la fouille, et la forme de l'outil va redonner à l'étui sa forme initiale.

La presse, levier actionné
La douille est donc désamorcée :

Douille recalibrée et désamorcée
On peut régler l'outil de recalibrage, afin de choisir entre un recalibrage "complet" ou du collet uniquement :
Dans le cas des calibres d'armes de poing, il faut évaser les douilles. Vidéo :
L'étape suivante consiste à nettoyer les douilles afin d'enlever la graisse utilisée au cours du recalibrage et de les rendre plus propres. Il existe deux solutions : les bac à ultrasons, qui présentent l'avantage de nettoyer les logements d'amorces, et les tumblers. Le bac à ultrasons, comme son nom l'indique, nettoie les étuis en les faisant vibrer, grâce aux ultrasons, dans une cuve de solution. Le tumbler, quand à lui, utilise également les vibrations, mais ceci pour faire bouger des petits graviers abrasifs (appelé le "media"), ce qui a l'avantage de polir les étuis en plus de les nettoyer. Chaque solution a donc ses avantages, mais également ses inconvénients : il faut sécher les douilles après leur sortie du bac à ultrasons, et il faut enlever le média de chaque douille après nettoyage au tumbler. Ces deux engins produisent des nuisances sonores : un son très aigüe pour les ultrasons et un bruit sourd pour le tumbler.
Il est cependant possible de faire cohabiter ces deux appareils : on nettoie la graisse et les résidus de poudre à l'intérieur de l'étui grâce au bac à ultrasons, puis on polit les cartouches dans le tumbler.

Bac à ultrasons

Puis le passage au tumbler

La douille nettoyée puis polie
Pour arriver à ce résultat, j'ai passé cette douille dans le bac à ultrasons à 70-80° pendant 25 minutes environ, le tout baignant dans un mélange d'eau et de produit de nettoyage à base d'ammoniac (ou alors eau + ammoniac directement, mais attention à utiliser cette solution en milieu aéré et en prenant ses précautions ! Vos poumons vous remercieront). Après avoir été séché au sèche-cheveux, l'étui a passé 3h dans le tumbler avec du media Lyman, ainsi qu'un peu de Polish. Pour finir, la douille est essuyée avec un chiffon, et là voilà brillante. J'avoue que je ne nettoie pas toutes mes douilles de cette façon, mais quel plaisir d'avoir des "munitions miroir" de temps en temps !

Un peu de polish dans le tumbler et vos douilles sortiront brillantes !
Lors du tir, il arrive que les douilles se déforment en longueur (en particulier dans les armes d'épaule) et gagnent ainsi quelques mm. Il faut donc les raccourcir grâce au trimmer afin de faire retrouver aux étuis leur taille d'origine. On fixe la douille dans le trimmer, et enlève de la matière grâce à l'embout aiguisé en tournant la poignée jusqu'à obtenir la taille voulue.
Présentation du fonctionnement et des réglages d'un case-trimmer :

Trimmer RCBS en action
Il faut maintenant placer une amorce neuve dans le logement d'amorce de chaque douille. C'est une étape très simple : on fixe la douille nettoyée, recalibrée et éventuellement trimmée sur l'amorceur, on remplit la réserve de cet amorceur puis on presse la poignée. La douille est maintenant amorcée, prête à passer à l'étape suivante.
Utilisation de l'amorceur :

Amorçage d'une douille (Amorceur à main RCBS)
Dans le cas de l'utilisation d'ogives à fond plat et pour les calibres d'armes de poing, il est nécessaire d'utiliser un outil supplémentaire : l'évaseur. Comme son nom l'indique, l'outil évase le collet de la douille, et ceci simplement afin de faciliter la pose de l'ogive et sa tenue sur le collet avant de l'enfoncer. Cet outil est constitué d'une mandrin, du diamètre de la douille, qui vient s'insérer dans la douille, et qui s'élargit à la base. En emmenant ce mandrin dans la douille, on évase donc la partie supérieure. Je ne détaillerai pas le réglage de cet outil.
Nos douilles sont maintenant propres, amorcées et, si nécessaire, évasées. Nous arrivons à l'étape cruciale du chargement en poudre.
Il faut savoir qu'il existe une grande variété de poudres présentant des caractéristiques différentes, comme leur forme (billes, sphères, paillettes, etc...), leur "rapidité" (vitesse à laquelle est consumée une poudre) ou encore leur masse volumique. Les marques les plus utilisées en France sont SNPE (Société Nationale des Poudres et Explosifs), Vihtavuori ou encore Hodgdon. Chaque poudre est destinée à une utilisation précise et on ne peut donc pas utiliser n'importe quelle poudre pour n'importe quel calibre.

Différentes poudres
Il est indispensable de se référer aux tables de chargement fournies par les fabriquants et de choisir le type de poudre et la dose les mieux adaptés au calibre et à la cartouche voulue. En fonction du poids, de la forme et de la taille de l'ogive utilisée, le type de poudre et la dose peuvent donc changer. Il faut suivre strictement les charges indiquées et ne JAMAIS mettre une charge qui semblerait correcte. RIEN N'EST LAISSÉ AU HASARD ! UNE ERREUR PEUT PROVOQUER UN INCIDENT, VOIRE MÊME UN ACCIDENT DE TIR ET AVOIR DE GRAVES CONSÉQUENCES !

Différentes manuel de chargement
Vous pouvez par la suite reporter ces valeurs dans un tableau plus simple, et présentant uniquement les valeurs dont vous avez besoin, comme par exemple mes tables de rechargement au format excel, calculant en plus les divers coûts du rechargement de ainsi que la rentabilité de vos cartouches rechargées.

Tables de rechargement faciles à utiliser disponibles sur mon blog
Maintenant que nous connaissons le type de poudre et la charge correspondants à l'ogive choisie et au calibre que nous utilisons, il faut verser de cette poudre dans la doseuse, puis régler la régler afin pour qu'elle délivre la charge exacte nécessaire et ceci de façon extrêmement régulière (voir vidéo des réglages plus bas). CHAQUE CHARGE DOIT ÊTRE PESÉE SUR UNE BALANCE DE PRÉCISION AVANT D'ÊTRE INSÉRÉE DANS LA DOUILLE : UNE ERREUR NE PEUT PAS ÊTRE TOLERÉE CONNAISSANT LA POTENTIELLE DANGEROSITÉ D'UNE CHARGE INADAPTÉE (que ce soit une surcharge ou une souscharge, qui sont aussi dangeureuses l'une que l'autre).

Remplissage de la doseuse

Vérification de la charge

Chargement de la douille
Réglage de la doseuse :
Notre douille approche maintenant du stade de cartouche, il ne lui manque plus qu'une ogive.
Il faut maintenant fixer le second outil (ou troisième dans le cas de l'utilisation d'un outil à évaser) sur la presse, le régler (voir la vidéo plus bas) pour qu'il siège l'ogive à la bonne profondeur et qu'il sertisse plus ou moins le collet sur l'ogive. Attention, l'enfoncement de l'ogive est un paramètre très important lors du rechargement, il faut respecter les mesures indiquées dans les tables de chargement (au même titre que le sertissage) : en effet, modifier l'enfoncement de l'ogive va transformer le volume de la cartouche, et ainsi la combustion et la montée en pression seront différentes. Ensuite, on pose la douille sur le support de la presse, on actionne le levier et, après avoir vérifié la taille totale de la cartouche et l'enfoncement de l'amorce, la cartouche est prête à être tirée !
Réglage de l'outil à positionner et siéger les ogives :

La cartouche finale obtenue
...prête à être tirée, sauf en cas d'utilisation d'une arme d'épaule semi-automatique. En effet le mécanisme de ce type d'armes peut, si la cartouche n'est pas ou trop peu sertie, littéralement "éjecter" l'ogive (qui va se coincer dans le canon) lors du chambrage sous l'effet de l'inertie. L'étape du sertissage est donc indispensable en cas d'utilisation d'une arme d'épaule semi-auto (ou automatique, mais en France les "full auto" sont prohibés). Il s'agit d'un dernier outil, qui se fixe également sur la presse, et qui, lorsqu'on enclenche le levier, appuie fortement sur le collet, et ainsi l'ogive est suffisament sertie.
Dans le cas d'un doute ou d'une erreur lors du rechargement d'une cartouche ou d'un lot, l'utilisation du marteau à inertie est indispensable :
Un espace de travail propre et organisé est recommandé. Cela permet d'éviter d'être distrait et de travailler dans de meilleures conditions afin d'éviter au maximum les erreurs, mais aussi d'être plus productif.

Mon espace de rechargement
J'espère que ce guide aura pu vous faire découvrir le rechargement ou vous y donner goût.
N'oubliez pas qu'il est très préférable d'avoir une personne expérimentée dans le rechargement à vos côtés pour vos premières cartouches.
Une cartouche est composée d'un étui (la douille), auquel on ajoute une amorce à l'arrière (le culot). On verse une certaine quantité de poudre dans cette douille puis on insère l'ogive dans la partie supérieure (le collet). Lorsqu'on appuie sur la détente de l'arme, le percuteur, comme son nom l'indique, va venir frapper l'amorce, qui va allumer la poudre. Lors de sa combustion, la poudre produit des gaz, provoquant une augmentation de la pression dans la cartouche, et sous la pression, l'ogive est projetée par le canon de l'arme.

Schéma d'une munition
Une fois notre munition percutée, il ne nous reste plus que la douille et l'amorce, la poudre ayant brulé et l'ogive s'étant écrasée là où le tireur l'a envoyée. La douille est elle réutilisable, ce qui n'est pas le cas de l'amorce (puisqu'elle a été percutée et ne peut donc plus fonctionner). Voici une amorce percutée :
Amorce percutée
La première étape du rechargement consiste donc à désamorcer (enlever l'amorce) la cartouche et recalibrer la douille (en effet, avec la pression la douille peut se déformer légèrement et il faut donc lui redonner sa forme d'origine). Pour cela, il est nécessaire d'utiliser une presse à munitions et un jeu d'outils correspondant au calibre de la douille. Une presse sert à maintenir les cartouches en place pour leur faire subir le passage dans chaque outil du jeu d'outil.
Presse RCBS "Rock Chucker"
Jeu d'outils ("die set" en anglais) RCBS de calibre 8x57
Il existe différents types d'outils : les outils qui désamorcent, ceux qui recalibrent, qui évasent, qui positionnent et siègent les ogives, et ceux qui sertissent. En général, les jeux d'outils des armes d'épaule sont composés d'un outil qui désamorce et recalibre à la fois, d'un second qui siège l'ogive et parfois d'un outil permettant de sertir ses cartouches ("factory crimp" chez Lee). Les jeux d'outils des armes de poing sont composés d'un premier outil pour désamorcer et recalibrer à la fois, d'un second pour évaser la douille (afin que l'ogive puisse être posée dessus) et d'un dernier pour siéger l'ogive.
Jeu d'outils RCBS en carbure de tungstène de calibre 9mm
Une fois le premier outil vissé sur la presse et réglé, il faut impérativement lubrifier la douille pour ne pas qu'elle reste coincée dans l'outil, sauf en cas d'utilisation d'outils spéciaux en carbure de tungstène qui ne nécessitent pas de lubrifier les étuis.
Lubrification d'un étui
On fixe ensuite sur la presse un support de douille ("shell holder" en anglais) adapté au calibre afin de pouvoir bloquer la douille sur ce support.
Support de douille (shell holder)
Shell holder en place sur la presse
Réglage de l'outil à désamorcer :
On cale maintenant la douille sur le support de douille, on actionne le levier, et la douille est emmenée dans le premier outil : l'outil de désamorçage et de reformage de la douille (ou recalibrage).
Douille fixée sur la presse
La pointe dépassant de l'outil à recalibrer va pousser sur l'amorce afin de l'extraire de la fouille, et la forme de l'outil va redonner à l'étui sa forme initiale.
La presse, levier actionné
La douille est donc désamorcée :
Douille recalibrée et désamorcée
On peut régler l'outil de recalibrage, afin de choisir entre un recalibrage "complet" ou du collet uniquement :
Dans le cas des calibres d'armes de poing, il faut évaser les douilles. Vidéo :
L'étape suivante consiste à nettoyer les douilles afin d'enlever la graisse utilisée au cours du recalibrage et de les rendre plus propres. Il existe deux solutions : les bac à ultrasons, qui présentent l'avantage de nettoyer les logements d'amorces, et les tumblers. Le bac à ultrasons, comme son nom l'indique, nettoie les étuis en les faisant vibrer, grâce aux ultrasons, dans une cuve de solution. Le tumbler, quand à lui, utilise également les vibrations, mais ceci pour faire bouger des petits graviers abrasifs (appelé le "media"), ce qui a l'avantage de polir les étuis en plus de les nettoyer. Chaque solution a donc ses avantages, mais également ses inconvénients : il faut sécher les douilles après leur sortie du bac à ultrasons, et il faut enlever le média de chaque douille après nettoyage au tumbler. Ces deux engins produisent des nuisances sonores : un son très aigüe pour les ultrasons et un bruit sourd pour le tumbler.
Il est cependant possible de faire cohabiter ces deux appareils : on nettoie la graisse et les résidus de poudre à l'intérieur de l'étui grâce au bac à ultrasons, puis on polit les cartouches dans le tumbler.

Bac à ultrasons
Puis le passage au tumbler
La douille nettoyée puis polie
Pour arriver à ce résultat, j'ai passé cette douille dans le bac à ultrasons à 70-80° pendant 25 minutes environ, le tout baignant dans un mélange d'eau et de produit de nettoyage à base d'ammoniac (ou alors eau + ammoniac directement, mais attention à utiliser cette solution en milieu aéré et en prenant ses précautions ! Vos poumons vous remercieront). Après avoir été séché au sèche-cheveux, l'étui a passé 3h dans le tumbler avec du media Lyman, ainsi qu'un peu de Polish. Pour finir, la douille est essuyée avec un chiffon, et là voilà brillante. J'avoue que je ne nettoie pas toutes mes douilles de cette façon, mais quel plaisir d'avoir des "munitions miroir" de temps en temps !
Un peu de polish dans le tumbler et vos douilles sortiront brillantes !
Lors du tir, il arrive que les douilles se déforment en longueur (en particulier dans les armes d'épaule) et gagnent ainsi quelques mm. Il faut donc les raccourcir grâce au trimmer afin de faire retrouver aux étuis leur taille d'origine. On fixe la douille dans le trimmer, et enlève de la matière grâce à l'embout aiguisé en tournant la poignée jusqu'à obtenir la taille voulue.
Présentation du fonctionnement et des réglages d'un case-trimmer :
Trimmer RCBS en action
Il faut maintenant placer une amorce neuve dans le logement d'amorce de chaque douille. C'est une étape très simple : on fixe la douille nettoyée, recalibrée et éventuellement trimmée sur l'amorceur, on remplit la réserve de cet amorceur puis on presse la poignée. La douille est maintenant amorcée, prête à passer à l'étape suivante.
Utilisation de l'amorceur :
Amorçage d'une douille (Amorceur à main RCBS)
Dans le cas de l'utilisation d'ogives à fond plat et pour les calibres d'armes de poing, il est nécessaire d'utiliser un outil supplémentaire : l'évaseur. Comme son nom l'indique, l'outil évase le collet de la douille, et ceci simplement afin de faciliter la pose de l'ogive et sa tenue sur le collet avant de l'enfoncer. Cet outil est constitué d'une mandrin, du diamètre de la douille, qui vient s'insérer dans la douille, et qui s'élargit à la base. En emmenant ce mandrin dans la douille, on évase donc la partie supérieure. Je ne détaillerai pas le réglage de cet outil.
Nos douilles sont maintenant propres, amorcées et, si nécessaire, évasées. Nous arrivons à l'étape cruciale du chargement en poudre.
Il faut savoir qu'il existe une grande variété de poudres présentant des caractéristiques différentes, comme leur forme (billes, sphères, paillettes, etc...), leur "rapidité" (vitesse à laquelle est consumée une poudre) ou encore leur masse volumique. Les marques les plus utilisées en France sont SNPE (Société Nationale des Poudres et Explosifs), Vihtavuori ou encore Hodgdon. Chaque poudre est destinée à une utilisation précise et on ne peut donc pas utiliser n'importe quelle poudre pour n'importe quel calibre.
Différentes poudres
Il est indispensable de se référer aux tables de chargement fournies par les fabriquants et de choisir le type de poudre et la dose les mieux adaptés au calibre et à la cartouche voulue. En fonction du poids, de la forme et de la taille de l'ogive utilisée, le type de poudre et la dose peuvent donc changer. Il faut suivre strictement les charges indiquées et ne JAMAIS mettre une charge qui semblerait correcte. RIEN N'EST LAISSÉ AU HASARD ! UNE ERREUR PEUT PROVOQUER UN INCIDENT, VOIRE MÊME UN ACCIDENT DE TIR ET AVOIR DE GRAVES CONSÉQUENCES !
Différentes manuel de chargement
Vous pouvez par la suite reporter ces valeurs dans un tableau plus simple, et présentant uniquement les valeurs dont vous avez besoin, comme par exemple mes tables de rechargement au format excel, calculant en plus les divers coûts du rechargement de ainsi que la rentabilité de vos cartouches rechargées.

Tables de rechargement faciles à utiliser disponibles sur mon blog
Maintenant que nous connaissons le type de poudre et la charge correspondants à l'ogive choisie et au calibre que nous utilisons, il faut verser de cette poudre dans la doseuse, puis régler la régler afin pour qu'elle délivre la charge exacte nécessaire et ceci de façon extrêmement régulière (voir vidéo des réglages plus bas). CHAQUE CHARGE DOIT ÊTRE PESÉE SUR UNE BALANCE DE PRÉCISION AVANT D'ÊTRE INSÉRÉE DANS LA DOUILLE : UNE ERREUR NE PEUT PAS ÊTRE TOLERÉE CONNAISSANT LA POTENTIELLE DANGEROSITÉ D'UNE CHARGE INADAPTÉE (que ce soit une surcharge ou une souscharge, qui sont aussi dangeureuses l'une que l'autre).

Remplissage de la doseuse

Vérification de la charge
Chargement de la douille
Réglage de la doseuse :
Notre douille approche maintenant du stade de cartouche, il ne lui manque plus qu'une ogive.
Il faut maintenant fixer le second outil (ou troisième dans le cas de l'utilisation d'un outil à évaser) sur la presse, le régler (voir la vidéo plus bas) pour qu'il siège l'ogive à la bonne profondeur et qu'il sertisse plus ou moins le collet sur l'ogive. Attention, l'enfoncement de l'ogive est un paramètre très important lors du rechargement, il faut respecter les mesures indiquées dans les tables de chargement (au même titre que le sertissage) : en effet, modifier l'enfoncement de l'ogive va transformer le volume de la cartouche, et ainsi la combustion et la montée en pression seront différentes. Ensuite, on pose la douille sur le support de la presse, on actionne le levier et, après avoir vérifié la taille totale de la cartouche et l'enfoncement de l'amorce, la cartouche est prête à être tirée !
Réglage de l'outil à positionner et siéger les ogives :
La cartouche finale obtenue
...prête à être tirée, sauf en cas d'utilisation d'une arme d'épaule semi-automatique. En effet le mécanisme de ce type d'armes peut, si la cartouche n'est pas ou trop peu sertie, littéralement "éjecter" l'ogive (qui va se coincer dans le canon) lors du chambrage sous l'effet de l'inertie. L'étape du sertissage est donc indispensable en cas d'utilisation d'une arme d'épaule semi-auto (ou automatique, mais en France les "full auto" sont prohibés). Il s'agit d'un dernier outil, qui se fixe également sur la presse, et qui, lorsqu'on enclenche le levier, appuie fortement sur le collet, et ainsi l'ogive est suffisament sertie.
Dans le cas d'un doute ou d'une erreur lors du rechargement d'une cartouche ou d'un lot, l'utilisation du marteau à inertie est indispensable :
Un espace de travail propre et organisé est recommandé. Cela permet d'éviter d'être distrait et de travailler dans de meilleures conditions afin d'éviter au maximum les erreurs, mais aussi d'être plus productif.
Mon espace de rechargement
J'espère que ce guide aura pu vous faire découvrir le rechargement ou vous y donner goût.
N'oubliez pas qu'il est très préférable d'avoir une personne expérimentée dans le rechargement à vos côtés pour vos premières cartouches.

1. Le jeudi 6 décembre 2007 à 18:23, par mauser
2. Le jeudi 6 décembre 2007 à 20:27, par AR15France
3. Le vendredi 7 décembre 2007 à 08:40, par Reload
4. Le vendredi 7 décembre 2007 à 10:45, par manfred
5. Le vendredi 7 décembre 2007 à 17:59, par le tireur sportif du 34
6. Le lundi 10 décembre 2007 à 20:31, par Anserien
7. Le samedi 15 décembre 2007 à 17:43, par precision
8. Le jeudi 20 décembre 2007 à 14:03, par mic66
9. Le lundi 31 décembre 2007 à 15:50, par bouly
10. Le vendredi 4 janvier 2008 à 17:07, par MAS36-8X60S
11. Le vendredi 4 janvier 2008 à 19:55, par Pierre
12. Le vendredi 4 janvier 2008 à 23:31, par Phoz
13. Le samedi 5 janvier 2008 à 10:04, par pierre
14. Le lundi 7 janvier 2008 à 23:09, par boubou
15. Le mardi 8 janvier 2008 à 15:57, par pierre
16. Le mercredi 9 janvier 2008 à 20:22, par Phoz
17. Le mercredi 9 janvier 2008 à 20:38, par pierre
18. Le mercredi 9 janvier 2008 à 20:51, par Phoz
19. Le mercredi 9 janvier 2008 à 20:54, par pierre
20. Le samedi 12 janvier 2008 à 12:01, par christ0106
21. Le dimanche 13 janvier 2008 à 05:00, par timon
22. Le samedi 2 février 2008 à 18:19, par Daniel
23. Le dimanche 3 février 2008 à 16:12, par chamois 73
24. Le mardi 19 février 2008 à 23:52, par Yerome
25. Le samedi 23 février 2008 à 21:22, par matteo
26. Le mercredi 27 février 2008 à 09:04, par pierre
27. Le dimanche 2 mars 2008 à 12:35, par Cole
28. Le mardi 4 mars 2008 à 16:37, par springbok
29. Le mardi 4 mars 2008 à 19:11, par Phoz
30. Le mercredi 5 mars 2008 à 21:11, par boula
31. Le jeudi 6 mars 2008 à 22:54, par lohengrin
32. Le mardi 1 avril 2008 à 22:35, par Debut
33. Le mardi 15 avril 2008 à 20:16, par Phoz
34. Le vendredi 18 avril 2008 à 19:30, par KERØZEN
35. Le vendredi 18 avril 2008 à 20:54, par vainvain
36. Le vendredi 18 avril 2008 à 22:11, par KERØZEN
37. Le vendredi 9 mai 2008 à 00:31, par Tuckl
38. Le mercredi 14 mai 2008 à 18:15, par MANU
39. Le jeudi 15 mai 2008 à 14:14, par Marc
40. Le lundi 19 mai 2008 à 08:57, par Marc
41. Le mercredi 28 mai 2008 à 05:29, par ]ProTecK[
42. Le mercredi 28 mai 2008 à 10:41, par michelange
43. Le samedi 31 mai 2008 à 22:32, par philippe
44. Le mardi 3 juin 2008 à 11:51, par Blanco
45. Le jeudi 12 juin 2008 à 10:28, par Marc
46. Le lundi 23 juin 2008 à 19:31, par Blanco
47. Le lundi 23 juin 2008 à 19:45, par Blanco
48. Le mardi 24 juin 2008 à 12:37, par Marc
49. Le samedi 28 juin 2008 à 10:37, par chriss 22
50. Le samedi 5 juillet 2008 à 10:26, par zampano
51. Le jeudi 10 juillet 2008 à 12:08, par garand
52. Le jeudi 31 juillet 2008 à 22:40, par marco
53. Le vendredi 22 août 2008 à 02:58, par Full
54. Le lundi 25 août 2008 à 17:18, par Evolreg
55. Le mercredi 3 septembre 2008 à 17:43, par jean louis
56. Le mercredi 3 septembre 2008 à 21:38, par obelix
57. Le mercredi 3 septembre 2008 à 22:01, par pets
58. Le lundi 29 septembre 2008 à 14:34, par Goodold.boy
59. Le dimanche 12 octobre 2008 à 19:29, par daniel
60. Le jeudi 16 octobre 2008 à 20:08, par stephalice
61. Le mercredi 5 novembre 2008 à 16:11, par chris
62. Le lundi 10 novembre 2008 à 17:08, par Jasmin
63. Le lundi 17 novembre 2008 à 19:00, par tatane
64. Le jeudi 27 novembre 2008 à 09:23, par alu
65. Le samedi 20 décembre 2008 à 00:02, par djef
66. Le lundi 29 décembre 2008 à 18:16, par ALAIN
67. Le samedi 10 janvier 2009 à 11:24, par Andy
68. Le mardi 20 janvier 2009 à 17:54, par hervé
69. Le mardi 3 février 2009 à 19:35, par mouflon
70. Le lundi 16 février 2009 à 19:21, par mouflon
71. Le vendredi 20 février 2009 à 17:11, par martial11480
72. Le mercredi 8 avril 2009 à 17:46, par sniper401
73. Le mardi 14 avril 2009 à 22:10, par spitfire
74. Le dimanche 13 septembre 2009 à 22:53, par Myg
75. Le lundi 14 septembre 2009 à 21:48, par jeje13
76. Le mardi 3 novembre 2009 à 16:42, par Sulzer
77. Le lundi 9 novembre 2009 à 10:43, par ARMAGEDDON
78. Le mardi 15 décembre 2009 à 22:50, par maceiferguson
79. Le mercredi 17 février 2010 à 18:46, par KEVIN
80. Le dimanche 21 février 2010 à 22:21, par dedeparis
81. Le vendredi 26 février 2010 à 10:58, par david65
82. Le lundi 8 mars 2010 à 04:31, par Adrian
83. Le jeudi 25 mars 2010 à 12:29, par florian
84. Le dimanche 11 avril 2010 à 11:28, par F8cfs-jean louis
85. Le dimanche 30 mai 2010 à 11:40, par white hunter
86. Le mercredi 2 juin 2010 à 22:32, par jpierre
87. Le jeudi 1 juillet 2010 à 22:58, par rick721
88. Le dimanche 25 juillet 2010 à 10:57, par jpc65
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